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27
Sep
2019

La MSA a invité les agriculteurs au Cinéroc

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Terrasson - Société

Le suicide chez les agriculteurs est évoqué dans un film, "Au nom de la Terre", qui a été projeté en avant-première au Cinéroc de Terrasson, mardi 17 septembre 2019. La MSA (Mutualité sociale agricole) Dordogne-Lot-et-Garonne avait choisi cette salle pour inviter agriculteurs et élus à une projection en milieu rural. Jean-François Fruttero, président de la MSA 24-47, reconnaît que "ce film est un support pour mettre en lumière le travail que fait la MSA sur le sujet malheureux du suicide, un sujet dont on s'est emparé depuis une dizaine d'années, pour accompagner les personnes concernées, les détecter le plus tôt possible, et leur apporter la meilleure aide". Le film est d'autant plus fort qu'il s'agit d'une histoire vraie, celle du réalisateur qui a connu lui-même la disparition de son père.

Devant une salle moyennement pleine, un débat a eu lieu après la projection. Parmi les éléments qui peuvent conduire à cette situation de désespoir, le facteur économique est en première ligne. Un élu dans la salle, ancien agriculteur, rappelle que, comme dans le film, beaucoup d'agriculteurs n'arrivent pas à vivre de leur travail et "tant que le prix de vente n'est pas fixé en fonction du prix de revient pour les produits agricoles, on sera toujours dans cette situation tendue. Il vaudrait mieux en faire moins et le faire comme il faut, en produisant des produits de qualité". La solitude est aussi un facteur d'aggravation, ainsi que, parfois, un conflit entre générations et des problèmes de couple. Mais ce qui touche de plein fouet un agriculteur, c'est le déshonneur de ne plus pouvoir transmettre à son tour la terre familiale... L'agribashing, qui n'est pas abordé dans le film, a été ajouté à la liste des causes. Pour certains agriculteurs, "ce n'est pas réjouissant d'être accusé d'empoisonneur, de pollueur, d'assisté..."

"Sortir la tête hors de l'eau"

Présente à cette soirée, Florence Drouot, infirmière de santé au travail pour la MSA (photo), explique : "nous proposons une formation de sensibilisation pour la prévention du risque suicide pour les élus afin qu'ils puissent détecter, alerter et lever les tabous autour d'eux. Des formations sont mises en place autour de trois axes : pour sortir la tête de l'eau, pour voir comment on s'organise dans le travail, et pour avoir des plages de temps de repos, des week-ends, des vacances, même si l'on a des problèmes financiers ! Il faut aussi ouvrir les yeux et voir comment s'adapter à l'heure de la mondialisation et la MSA aide beaucoup pour ça".

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Annonce de la soirée : Le suicide chez les agriculteurs est évoqué dans un film : "Au nom de la Terre" qui est projeté en avant-première (sortie nationale prévue le 25 septembre) ce soir mardi 17 septembre, en présence du réalisateur Edouard Bourgeon, à Terrasson, mais c'est sur invitation. La MSA souhaite faire de ce film un outil de prévention auprès des agriculteurs et de toutes les professions en lien avec ce thème rarement abordé. La MSA Dordogne-Lot-et-Garonne (qui devrait être représentée par son président Jean-François Fruttero) a choisi le cinéma de Terrasson pour cette projection en milieu rural. Selon une étude faite cet été par la Mutualité sociale agricole (MSA), il y aurait chaque jour deux suicides d'agriculteurs en France. Le sujet est tabou dans le milieu agricole. C'est pourtant la catégorie socioprofessionnelle la plus à risque. Patrice Brachet, agriculteur à Azerat, a pensé mettre fin à ses jours il y a une dizaine d'années lorsqu'il croulait sous les dettes. Un ancien éleveur, Yves Jarry, explique avoir perdu un voisin et ami de la famille. Chaque fois, le point de départ est le même : l'engrenage des difficultés financières et l'endettement, devant une terre transmise de génération en génération, difficile à se séparer pour "une question d'honneur" dit-il. Et puis un travail avec des semaines de 60 à 80 heures, du lundi au dimanche, sans vacances. Lorsqu'ils arrivent à gagner 1.000 euros par mois, certains estiment qu'ils s'en sortent bien. A cela s'ajoute la pression "de la banque, des fournisseurs, tout le monde appelle". En 2014, la Mutualité sociale agricole a mis en place un numéro vert : Agri’Écoute, joignable 7 jours/7 et 24h/24, le 09.69.39.29.19.

 

La santé économique de l'exploitation ou de l'entreprise agricole est souvent la principale préoccupation des agriculteurs. Lorsque des difficultés financières, de travail, personnelles, surgissent, elles sont la cause de stress ou de souffrance et peuvent conduire à la dépression voire au suicide. Face à ces situations difficiles, la MSA a mis en place, depuis 2011, un plan national d'actions contre le suicide en agriculture qui permet d’apporter des solutions aux besoins des adhérents. Vigilante, la MSA reste à l’écoute des agriculteurs et fait régulièrement évoluer son dispositif.

Le "plan national d’action contre le suicide" de la MSA se compose de trois axes : une meilleure connaissance de la réalité du suicide dans le monde agricole grâce à des études statistiques permettant une évaluation précise du phénomène ; la mise en place d’un dispositif d’écoute pour les agriculteurs en situation de détresse avec un numéro d’appel Agri’ Ecoute (09 69 39 29 19) accessible 24h/24 et 7j/7 qui permet de dialoguer anonymement avec des écoutants formés aux situations de souffrance ou de détresse. C'est aussi la création de cellules pluridisciplinaires de prévention au sein de chaque MSA pour détecter les agriculteurs en difficulté. Chaque caisse de MSA est dotée d’une cellule composée de professionnels de la MSA : travailleurs sociaux, médecins du travail, professionnels de la Santé Sécurité au Travail, des services de santé ou des services dits "techniques" (cotisations, prestations)... En fonction de la situation analysée, d'autres professionnels (psychologues) peuvent y participer.

Par ailleurs, grâce à son guichet unique, la MSA active de nombreux dispositifs qui permettent de répondre aux besoins des agriculteurs en difficultés en matière d’accompagnement social et financier. Enfin, les délégués cantonaux, élus de la MSA prennent toute leur place dans ces dispositifs. Sentinelles, ils jouent un rôle essentiel dans la détection du mal-être et favorisent la mise en place de solutions les plus adaptées à chaque situation.

- Photo : Guillaume Canet dans le film "Au nom de la Terre"

- Par ailleurs, la chambre d'agriculture est plus qu'inquiète actuellement de la situation du monde agricole. Outre les problèmes de sécheresse, elle pointe les rémunérations trop faibles et des a priori qui dégradent la profession. La loi de finances pour 2020 pourrait prévoir une baisse de 15% du financement des chambres d'agriculture. Ces coupes budgétaires surviennent au moment où de nombreux agriculteurs se préparent à prendre leur retraite. Près de la moitié en Dordogne selon la chambre... Les agriculteurs demandent plus de communication pour démontrer "les vertus de l'élevage en Dordogne".

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